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Oncologie gynécologique à Paris – Cochin AP-HP

Auteur
Service de gynécologie – Paris, Hôpital Cochin Port-Royal
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Notre équipe assure la prise en charge des cancers gynécologiques pelviens à l’Hôpital Cochin – Port-Royal (AP-HP), à Paris :

Le diagnostic, la chirurgie et les traitements sont organisés selon une approche multidisciplinaire, associant les professionnels de chirurgie, d’oncologie, de radiothérapie et, si nécessaire, de fertilité. Cette page présente les principaux parcours ; notre page dédiée détaille les symptômes et traitements du cancer de l’endomètre.

Suspicion de cancer gynécologique
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Circuit de diagnostic rapide
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Vous avez récemment eu :

  • un saignement après la ménopause avec une anomalie de l’endomètre ;
  • une biopsie de l’endomètre anormale ou suspecte ;
  • une masse ovarienne suspecte ;
  • une suspicion ou un diagnostic récent de cancer gynécologique ?

Un circuit dédié permet à notre équipe d’évaluer votre situation et d’organiser rapidement la suite de votre prise en charge.

Il n’est pas nécessaire d’attendre que le diagnostic de cancer soit confirmé.

Faire une demande
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Demander un rendez-vous – suspicion de cancer

Lors de votre demande, précisez « suspicion de cancer gynécologique – diagnostic rapide » et joignez, si vous les avez, les résultats de biopsie, d’échographie, d’IRM ou de scanner.


Cancer de l’endomètre
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Le cancer de l’endomètre touche la muqueuse interne du corps de l’utérus, surtout après la ménopause. Son principal signe d’alerte est un saignement après la ménopause, même discret ou indolore. Des saignements inhabituels avant la ménopause doivent aussi être évalués.

Des polypes utérins ou des fibromes peuvent également provoquer des saignements. L’examen clinique et les explorations permettent d’en rechercher la cause.

Saignement après la ménopause ou anomalie de l’endomètre ? Consultez notre page sur les métrorragies post-ménopausiques et le cancer de l’endomètre. En cas de suspicion, notre circuit de diagnostic rapide peut être sollicité avant la confirmation d’un cancer.

Le diagnostic repose sur un prélèvement de l’endomètre analysé au laboratoire. La biopsie peut être faite en consultation ; une hystéroscopie est parfois nécessaire. L’IRM contribue au bilan d’extension.

La chirurgie repose habituellement sur une hystérectomie, avec ablation des trompes et des ovaires et évaluation ganglionnaire adaptée. Les traitements complémentaires dépendent du risque : curiethérapie, radiothérapie ou traitements médicamenteux selon les indications.

Pour aller plus loin : diagnostic, chirurgie, traitements et suivi du cancer de l’endomètre à Paris.


Cancer de l’ovaire
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Symptômes et diagnostic
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Le cancer de l’ovaire peut rester longtemps peu symptomatique. Des ballonnements persistants, une augmentation du volume abdominal, des douleurs pelviennes ou abdominales, une satiété précoce et des troubles digestifs inhabituels peuvent motiver une consultation.

Ces signes ne sont pas spécifiques : un kyste ovarien n’est pas nécessairement cancéreux, et une douleur pelvienne peut avoir de nombreuses causes.

Le bilan associe l’examen clinique et l’imagerie, avec des examens complémentaires selon la situation. Les marqueurs sanguins peuvent aider à l’évaluation mais ne suffisent pas à affirmer ou exclure un cancer. Le diagnostic définitif repose sur l’analyse de tissus prélevés selon une stratégie spécialisée.

Traitement
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La prise en charge dépend du type tumoral, de l’extension de la maladie et de l’état général. Pour les cancers épithéliaux, elle associe souvent chirurgie et chimiothérapie.

La chirurgie vise à retirer toutes les lésions visibles lorsque cela est possible. Elle peut concerner les ovaires, l’utérus, l’épiploon et parfois d’autres organes atteints. L’évaluation de l’opérabilité peut comprendre une cœlioscopie ; une chirurgie étendue nécessite souvent une laparotomie. Les gestes ganglionnaires ne sont pas systématiques.

La chimiothérapie peut précéder la chirurgie ou lui succéder. Certains stades précoces ne nécessitent pas les mêmes traitements que les formes avancées. Un traitement d’entretien peut être discuté selon la réponse et les caractéristiques de la maladie.

Analyse génétique et oncogénétique
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Des analyses tumorales et une recherche de prédisposition héréditaire, notamment liée aux gènes BRCA1 et BRCA2, peuvent guider les traitements et la prévention familiale. Leur indication dépend du type de cancer et du contexte ; l’âge de 70 ans ne constitue pas à lui seul une limite excluant une évaluation.

Repères : Institut national du cancer — cancers de l’ovaire, du diagnostic au suivi.


Cancer du col de l’utérus
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Le cancer du col est différent du cancer de l’endomètre. Il est, dans la très grande majorité des cas, lié à une infection persistante par un papillomavirus humain (HPV) à haut risque.

Prévention et dépistage
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La prévention associe la vaccination HPV et le dépistage du col. Pour les personnes à risque habituel, sans symptômes ni antécédents nécessitant un suivi particulier :

  • De 25 à 29 ans : examen cytologique, avec deux premiers examens normaux à un an d’intervalle, puis un examen trois ans plus tard ;
  • De 30 à 65 ans : test HPV à haut risque, trois ans après la dernière cytologie normale, puis tous les cinq ans si le résultat est négatif.

La vaccination ne remplace pas le dépistage. Un saignement anormal justifie une consultation sans attendre le prochain dépistage. Consultez les modalités de l’Assurance Maladie et notre page sur les pathologies cervicales, le HPV et la colposcopie.

Symptômes et diagnostic
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Des saignements après les rapports ou entre les règles peuvent être des signes d’alerte, mais ont aussi des causes bénignes. Une lésion suspecte nécessite un examen et des prélèvements, souvent guidés par une colposcopie. L’IRM, le scanner ou la TEP sont prescrits selon les besoins du bilan.

Traitement et fertilité
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Certaines formes précoces relèvent d’une chirurgie dont l’étendue dépend du stade, avec évaluation ganglionnaire lorsqu’elle est indiquée. Dans des situations sélectionnées, une intervention conservant l’utérus, notamment une trachélectomie, peut être envisagée pour un projet de grossesse.

Les formes localement avancées sont habituellement traitées par une radiochimiothérapie associée à une curiethérapie. Les formes métastatiques ou récidivantes nécessitent une stratégie distincte, pouvant faire appel à des traitements médicamenteux selon leurs caractéristiques.

Pour anticiper les conséquences des traitements, une consultation de préservation de la fertilité peut être discutée avant les soins, en lien avec l’équipe d’AMP.


Quand consulter ?
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Demandez un avis médical devant un saignement inhabituel, des douleurs pelviennes persistantes, des ballonnements durables ou des troubles digestifs inexpliqués. Tout saignement après la ménopause mérite une évaluation, même isolé.

En cas de saignement abondant, de malaise ou de douleur intense, orientez-vous vers les urgences gynécologiques ; appelez le 15 ou le 112 si votre état le nécessite. Le formulaire du circuit rapide n’est pas un dispositif d’urgence.

Pour une suspicion de cancer, utilisez le circuit de diagnostic rapide. Pour une consultation spécialisée, retrouvez les modalités pour prendre rendez-vous à Cochin.

Notre approche à Cochin
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Au sein de l’AP-HP, la prise en charge articule évaluation spécialisée, discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) et proposition personnalisée. Les possibilités de traitement sont expliquées en tenant compte de votre santé et de vos souhaits.

Le parcours comprend aussi les soins de support : douleur, fatigue, nutrition, sexualité, soutien psychologique ou accompagnement social selon les besoins. La surveillance est adaptée au cancer et aux traitements reçus.

Voir aussi
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Questions fréquentes
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Quels sont les principaux cancers gynécologiques pelviens ?
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Cette page présente les cancers de l’endomètre, de l’ovaire et du col de l’utérus. Ils nécessitent des bilans et des traitements différents.

Quelle est la différence entre cancer de l’endomètre et cancer du col ?
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Le cancer de l’endomètre se développe dans la muqueuse du corps de l’utérus. Le cancer du col concerne la partie inférieure de l’utérus et est le plus souvent lié à une infection persistante par un HPV à haut risque.

Peut-on contacter le circuit rapide avant un diagnostic confirmé ?
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Oui. Une suspicion de cancer gynécologique, une biopsie suspecte ou une masse ovarienne suspecte peut justifier une demande. Joignez les examens disponibles pour permettre à l’équipe d’évaluer la situation.

Tous les cancers gynécologiques nécessitent-ils une hystérectomie ?
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Non. Le traitement dépend de l’organe concerné, du stade et des caractéristiques de la tumeur. Certaines situations permettent de conserver l’utérus ; d’autres relèvent de traitements sans chirurgie.

Peut-on préserver la fertilité ?
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Une évaluation spécialisée peut être proposée avant les traitements. Les possibilités dépendent du cancer, de son extension et du projet parental ; elles ne sont pas adaptées à toutes les situations.

Où consulter pour un cancer gynécologique à Paris ?
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L’équipe de gynécologie de l’Hôpital Cochin – Port-Royal (AP-HP), à Paris, propose une prise en charge spécialisée et un circuit de diagnostic rapide pour les suspicions de cancer gynécologique.

Sources et repères médicaux
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