Cette étude analyse le risque d’infection d’un endométriome après une ponction ovocytaire chez des femmes prises en charge en AMP. Sur plus de 1600 procédures, les infections nécessitant un drainage chirurgical sont très rares (0,36 %), y compris lorsqu’une ponction de l’endométriome est réalisée.
Une seule infection a été observée après ponction transkystique, et aucune complication grave de type sepsis n’a été rapportée. La plupart des infections ont pu être traitées simplement par drainage échoguidé, avec très peu de recours à la chirurgie.
Ces résultats confirment que la ponction ovocytaire, même en présence d’un endométriome, est globalement sûre avec un risque infectieux faible.
Description d’une technique mini-invasive de traitement des endométriomes par alcoolisation écho-guidée via cathéter transvaginal, visant à améliorer la sécurité et l’efficacité du geste.
L’endométriose, maladie inflammatoire chronique fréquente, pourrait augmenter le risque de maladies cardiovasculaires en raison de l’inflammation et de troubles du métabolisme lipidique. Cette méta-analyse montre une augmentation modérée du risque d’AVC (+18 %), de maladie coronarienne (+36 %) et plus globalement de maladies cardiovasculaires (+16 %) chez les femmes atteintes.
Cependant, ces résultats doivent être interprétés avec prudence en raison de différences entre les études et de facteurs de confusion. Ils suggèrent néanmoins l’importance d’une prévention cardiovasculaire chez ces patientes (mode de vie, facteurs de risque).
L’endométriose est une maladie chronique fréquente qui peut altérer la fertilité (30 à 50 % de risque d’infertilité) via plusieurs mécanismes : inflammation, atteinte ovarienne, troubles tubaires et de la réceptivité endométriale. Dans ce contexte, la préservation de la fertilité doit être envisagée, en particulier avant une chirurgie ovarienne qui peut diminuer la réserve ovarienne.
La technique la plus utilisée et efficace est la congélation d’ovocytes après stimulation ovarienne, dont les chances de succès dépendent surtout de l’âge et du nombre d’ovocytes obtenus. Les protocoles de stimulation sont globalement sûrs, avec un intérêt particulier pour les protocoles antagonistes avec déclenchement par agoniste de la GnRH, permettant de réduire la douleur et le risque d’hyperstimulation.
La préservation de la fertilité doit être discutée au cas par cas avec les patientes, notamment avant un geste chirurgical, même si elle n’est pas encore systématique.