Prolapsus génital (descente d’organes)#
Le prolapsus génital correspond à la descente d’un ou plusieurs organes pelviens (utérus, vessie, rectum) dans le vagin.
👉 Il est lié à une fragilité des tissus de soutien du pelvis (ligaments, muscles).
Quels organes sont concernés ?#
Le prolapsus peut toucher :
- Utérus → hystéroptose
- Vessie → cystocèle
- Rectum → rectocèle
👉 Il peut être isolé ou associé (plusieurs organes).
Quels sont les symptômes ?#
Les signes sont variables selon l’importance du prolapsus :
- Sensation de boule dans le vagin
- Gêne ou pesanteur pelvienne
- Difficulté à uriner (dysurie)
- Incontinence urinaire
- Constipation ou gêne à la défécation
- Gêne lors des rapports
👉 Ces symptômes peuvent s’intégrer dans une douleur pelvienne globale
👉 Voir : douleur pelvienne
Quelle est la gravité ?#
- Le prolapsus n’est pas une urgence
- Il n’engage pas le pronostic vital
- Le traitement dépend uniquement de la gêne ressentie
👉 Une prise en charge est proposée si les symptômes sont gênants.
Quelles sont les causes ?#
- Accouchements
- Vieillissement des tissus
- Ménopause
- Efforts répétés (port de charges)
- Toux chronique
Comment diagnostiquer un prolapsus ?#
Le diagnostic repose sur :
- Examen clinique gynécologique
- Évaluation du stade du prolapsus
👉 Des examens complémentaires peuvent être réalisés selon les symptômes urinaires ou digestifs.
Quels sont les traitements ?#
Le traitement dépend :
- du stade
- de la gêne
- de l’âge
- du projet de vie
1. Traitement conservateur#
- Rééducation périnéale
- Pessaire (dispositif vaginal)
👉 Proposé dans les formes peu symptomatiques
2. Traitement chirurgical#
Le principe est de restaurer le soutien des organes pelviens.
Chirurgie par voie vaginale#
- Intervention sans cicatrice abdominale
- Utilisation possible de tissus naturels ou de prothèses
Chirurgie par voie haute (promontofixation)#
- Réalisée par coelioscopie (laparoscopie)
- Suspension du vagin ou de l’utérus à un ligament solide
- Technique de référence dans de nombreux cas
👉 Chez la femme jeune, l’utérus peut être conservé
👉 Sinon, une hystérectomie peut être proposée
Résultats et risques#
- Taux de succès des meilleures techniques : ≈ 75 %
- Risque de récidive à long terme
Complications possibles (rares)#
- Infection
- Hématome
- Douleurs
- Complications liées aux prothèses (exceptionnelles)
Troubles associés#
Le prolapsus peut s’accompagner de :
- Incontinence urinaire (fuites à l’effort, toux, sport)
- Difficultés à uriner
- Troubles digestifs
👉 Ces troubles sont pris en charge dans le même temps.
👉 L’incontinence urinaire est fréquente en cas de prolapsus, en particulier lors des efforts (toux, port de charge, activité physique).
Prolapsus et incontinence urinaire#
Le prolapsus est fréquemment associé à des troubles urinaires, notamment :
- Incontinence urinaire d’effort (fuites lors de la toux, du rire ou du sport)
- Difficulté à vider complètement la vessie
- Sensation de vessie “descendue”
👉 Parfois, l’incontinence peut être masquée par le prolapsus et apparaître après traitement.
Prise en charge#
- Bilan urodynamique si nécessaire
- Traitement combiné (prolapsus + incontinence)
- Rééducation périnéale
- Chirurgie associée dans certains cas
👉 Une prise en charge globale est essentielle pour traiter à la fois le prolapsus et les troubles urinaires.
Quand consulter ?#
Consultez si :
- sensation de boule vaginale
- gêne dans la vie quotidienne
- troubles urinaires ou digestifs
- gêne sexuelle
👉 Pour un avis spécialisé :
👉 prendre rendez-vous
FAQ – Prolapsus#
Le prolapsus est-il grave ?#
Non, il n’est pas dangereux mais peut être gênant.
Faut-il toujours opérer ?#
Non, seulement si les symptômes sont importants.
Peut-il revenir après chirurgie ?#
Oui, un risque de récidive existe.
Peut-on éviter la chirurgie ?#
Oui, dans certains cas avec rééducation ou pessaire.
Voir aussi#
- Douleur pelvienne
- Urgences gynécologiques
- Hystéroscopie
- Fibromes utérins
- Endométriose
- Prendre rendez-vous
